Avocat Paris- droit de la famille – Droit des pères https://www.soreau-avocat.fr Avocat Paris Droits du père, défense des pères, droit de la famille, résidence alternée Wed, 07 Jul 2021 15:07:54 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://i0.wp.com/www.soreau-avocat.fr/wp-content/uploads/2018/10/cropped-Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2018-10-19-%C3%A0-23.18.28.png?fit=32%2C32&ssl=1 Avocat Paris- droit de la famille – Droit des pères https://www.soreau-avocat.fr 32 32 145416817 Colère des pères face au piétinement de la résidence alternée https://www.soreau-avocat.fr/colere-des-peres-face-au-pietinement-de-la-residence-alternee Wed, 07 Jul 2021 15:05:07 +0000 https://www.soreau-avocat.fr/?p=2877   La sénatrice Mme Nathalie Delattre interroge le Ministère de la justice sur le fait que la France a un des taux de résidence alternée parmi les plus faibles d'europe. La résidence alternée est en effet pratiquée par 12% des parents séparés, là où plusieurs pays ont des taux de 20 à 30%. Alors qu'elle "gagne du terrain" partout dans le ...

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La sénatrice Mme Nathalie Delattre interroge le Ministère de la justice sur le fait que la France a un des taux de résidence alternée parmi les plus faibles d'europe. La résidence alternée est en effet pratiquée par 12% des parents séparés, là où plusieurs pays ont des taux de 20 à 30%. Alors qu'elle "gagne du terrain" partout dans le monde, et que la loi est entrée en vigueur en France en 2002, les pères, principaux concernés par le risque de devenir des parents de "second zone", ne comprennent pas ce piétinement, résultant principalement de l'attitude des magistrats.

De fait, selon la Sénatrice se serait pas moins de 14 000 enfants qui chaque année seraient soumis au régime de la garde classique, soit 4 à 6 jours par mois, en période scolaire, "alors même que les deux parents expriment clairement leur volonté de s'impliquer dans l'éducation, le développement et le quotidien des enfants".  Elle rappelle alors que dans plus de 60 % des cas, s'il y a désaccord entre les parents séparés, les juges fixent la résidence chez la mère et refusent la garde alternée. 

La sénatrice rappelle que la résidence alternée est une solution moderne éprouvées par des dizaines de milliers de familles, et qu'elle devrait être le principe sauf en cas de contre-indication majeure pour l'intérêt de l'enfant, comme par exemple des violences de la part de l'un des deux parents.

Question écrite n° 23431 de Mme Nathalie Delattre (Gironde - RDSE) publiée dans le JO Sénat du 24/06/2021 - page 3924

 
 

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Livre résidence alternée : « Une semaine sur deux » https://www.soreau-avocat.fr/livre-residence-alternee-une-semaine-sur-deux Wed, 16 Jun 2021 16:16:11 +0000 https://www.soreau-avocat.fr/?p=2694 Une enquête sur la résidence alternée intitulée « Une semaine sur deux, comment les parents séparés se réinventent » est éditée aux éditions Les Arênes. Les livres sur la résidence alternée, qui concernent pourtant près d’un demi-million d’enfants, sont suffisamment rares, pour ne pas manquer de signaler cette parution. L’auteur, Benoit Hachet, lui-même parent alternant pendant 16 ans (son fils avait deux ...

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Une enquête sur la résidence alternée intitulée « Une semaine sur deux, comment les parents séparés se réinventent » est éditée aux éditions Les Arênes.

Les livres sur la résidence alternée, qui concernent pourtant près d’un demi-million d’enfants, sont suffisamment rares, pour ne pas manquer de signaler cette parution.

L’auteur, Benoit Hachet, lui-même parent alternant pendant 16 ans (son fils avait deux ans lorsque l’alternance a été mise en place), a mené de 2011 à 2018  une série d’entretiens avec une quarantaines de parents, mais aussi des juges aux affaires familiales, des avocats, des médiateurs familiaux. 

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Il a également analysé les réponses à un questionnaire en ligne envoyé à un échantillon de 20 000 personnes identifiées comme alternantes par la Caisse nationale des allocations familiales et auquel ont répondu plus de 5000 parents.

En cela, l’enquête est inédite et permet de compléter les données statistiques que publie régulièrement l’INSEE sur la résidence alternée.

Elle vient confirmer ce que pressentaient les professionnels s'intéressant la résidence alternée. A savoir que « 87 % des parents alternants (..) répartissent le temps de résidence des enfants de manière égale » avec une alternance  d’une semaine sur deux dans 89% des cas (B. Hachet,   Une semaine sur deux » - Édition du Kindle - pp. 72-73).

Il ressort également de l’enquête que pour  95% des alternants, les passages de bras s’effectuent principalement le vendredi (53%) ou le lundi matin (23%) » c’est-à-dire à la sortie ou la rentrée des classes (op. cit p.79).

Il apparaît aussi que l’alternance se poursuit sur un rythme hebdomadaire durant les petites vacances et pour les grandes vacances « 34 % des alternants partagent l’été un mois / un mois, (..) ; 37 % alternent chaque quinzaine ; 8 % s’organisent d’une autre manière (..) ; seuls 5 % continuent sur un rythme hebdomadaire) (op.cit Édition du Kindle- pp. 88-89). Enfin, selon l’étude de l’auteur, « 84 % des parents déclarent qu’il n’y a pas de pension alimentaire versée ou reçue » (op cit. . (p. 97).

Ces résultats dessinent en fait la convention parentale type que rédigent le plus souvent les avocats en droit de la famille. Dans l’immense majorité des cas, les parents demandent effectivement une alternance par semaines et sans contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant versée à l'autre parent. Chacun assumant alors ses charges lorsque l'enfant est à son domicile.

L’autre intérêt de l’ouvrage réside dans les nombreux témoignages de parents alternants. Aussi, sa lecture est recommandée à tous les parents qui envisagent la mise en place d’une résidence alternée pour leurs enfants. Elle est aussi recommandée à ceux qui pratique déjà l'alternance et se posent des questions sur la façon dont s’organisent les autres parents et sur ce qu’en pensent les autres enfants.

En tant qu’avocat en droit de la famille dont la pratique est dédiée à l’obtention  de résidences alternées, la partie de l’ouvrage sur les témoignages des juges est celle qui nous a plus intéressé. Certains passages sont truculents. Telle cette juge semble t-il pétrie de stéréotypes de genre d’un autre âge (la femme à l’intérieur de la caverne (e.g foyer), l’homme au bistrot à regarder le foot avec ses copains), ou encore cette autre magistrate, bien en peine d’expliquer sur quoi elle se fonde pour accorder ou non la résidence alternée et qui finit par avouer «  qu’elle juge « avec son expérience de maman » (Op. cit Edition du Kindle P.17) ce qui semble ni très scientifique, ni très juridique, ni d’ailleurs, à certains égards, très juste pour les pères.

Tout cela ferait sourire si cela ne venait confirmer une triste réalité, à savoir l’absence de formation des magistrats en matière de  psychologie du développement de l’enfant et l’incompétence de nombre d’enquêteur sociaux ou expert auxquels les Juges aux affaires familiales font pourtant abondamment appel. En 15 ans de pratique,  nous n’avons jamais lu un rapport médico-social justifiant son point de vue scientifiquement, faisant référence à une publication d'un pair. Ce que révéle Benoît Hachet n'a rien d'étonnant.

De même, en presque 15 ans de barreau, chaque fois que nous avons interrogé des magistrats sur le point de savoir s’ ils pouvaient citer une étude indiquant qu’il y avait des contre-indication à la résidence alternée nous avons nous aussi obtenu aucune réponse ou des réponses plus qu’évasives. Et pour cause, il n’existe pas d’études scientifiques dignes de ce nom en ce sens. D’ailleurs, les études sur la résidence alternée publiées dans des revues scientifiques indiquent exactement l’inverse à savoir que quelque soit l’âge, les enfants en résidence alternée sont moins exposés à des risques de problèmes psychologiques ou à une dégradation de leurs indicateurs de bien être, de confiance en soi ou d’estime de soi.  

En d’autres termes, nombre de magistrats rendent des décisions contraires à l’intérêt des enfants, sans le savoir, par ignorance, ce qui revient à une forme d’incompétence.  Ce qui laisse aussi la place à l’influence de stéréotypes de genre plus ou moins conscients et plus ou moins prégnants. Au final, des enfants sur-exposés à des problèmes psychologiques, à l’échecs scolaires, des parents qui n'arrivent pas à s'inscrire rapidement dans la coparentalité et restent dans le conflit et la rancoeur, et au bout du bout de cette logique,  1 enfant sur 5 qui n’a plus de relation avec son père, triste statistique dont la France n'a pas à s'enorgueuillir (INED, Arnaud Régnier-Loilier, Quand la séparation des parents s’accompagne d’une rupture du lien entre le père et l’enfant, Population et Sociétés, n° 500, mai 2013).

Heureusement comme le souligne l’auteur les choses changent « L’alternance fait (..) beaucoup moins polémique dans le monde psy, et nombreux sont ceux dont le regard sur cette pratique a changé, au fur et à mesure qu’elle se développait et que des enfants ont grandi dans ce contexte. L’évolution est assez proche de celle qui est en train de s’opérer sur l’homoparentalité ».(Op. cit. Edition du Kindle P.18) 

Quand aux juges, toujours selon l’auteur, « Les différences (qu’il a) relevées entre les juges tiennent surtout à leur génération. Les plus jeunes, comme me l’a dit l’une d’entre elles, ont des frères, des cousines ou des amies qui ont vécu une séparation et qui jonglent avec adresse avec la résidence de leurs enfants. Dans ce cas, elles proposent même cette solution à des parents qui n’y ont pas pensé » (Op. cit Edition du Kindle P.17).

On voudrait le croire, et espérer que cela soit effectivement qu’une question de générations et donc de temps.

Relevons pour finir, que Benoît Hachet a également soutenu une thèse intitulée "La résidence alternée : une sociologie de l'expérience temporelle des parents".

Le livre sur Amazon : 

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Proposition de loi visant à permettant à l’enfant de maintenir des liens équilibrés avec ses deux parents https://www.soreau-avocat.fr/proposition-de-loi-visant-a-permettant-a-lenfant-de-maintenir-des-liens-equilibres-avec-ses-deux-parents Mon, 22 Feb 2021 20:06:23 +0000 https://www.soreau-avocat.fr/?p=2578 Le Député M. Grégory LABILLE, a déposé le 9 février 2021 une proposition de loi visant à ce qu'a défaut d’accord entre les parents sur le mode de résidence de l’enfant, le juge fixe prioritairement l’hébergement de l’enfant de manière équilibrée entre les deux parents à défaut de quoi il doit motiver spécialement sa décision si il attribue une garde exclusive à ...

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Le Député M. Grégory LABILLE, a déposé le 9 février 2021 une proposition de loi visant à ce qu'a défaut d’accord entre les parents sur le mode de résidence de l’enfant, le juge fixe prioritairement l’hébergement de l’enfant de manière équilibrée entre les deux parents à défaut de quoi il doit motiver spécialement sa décision si il attribue une garde exclusive à l'un ou l'autre des parents.

L'exposé des motifs de la proposition de loi, après avoir rappelé que les tribunaux français, loin de favoriser la coparentalité, privilégient en fait la garde exclusive, met en lumière que dans les pays qui ont opéré ce type de réforme on note un accroissement de la demande spontanée des parents vers une résidence alternée.

Ce type de réforme agit alors "comme un repère dans la société et les parents qui se séparent optent alors plus facilement d’eux‑mêmes pour ce mode de résidence de l’enfant et par conséquent, réduisent le nombre de contentieux". 

En effet, la études d'impacts mettent en évidence,  une baisse des contentieux,   (dont une diminution des non-paiements de pensions alimentaires), mais aussi  une baisse des violences conjugales (y compris post séparation), un plus grand investissement des pères dans l'éducation de leurs enfants, une meilleure carrière des mères et un bien être et une réussite scolaire plus grands des enfants.

Pour mémoire, avait déjà été déposée 17 octobre 2017,  à l'initiative de Philippe Latombe, une proposition de loi relative au principe de garde alternée des enfants.

 

 

 

 

 


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Les conseils d’un avocat en cas de refus d’une résidence alternée par le juge aux affaires familiales : https://www.soreau-avocat.fr/les-conseils-dun-avocat-en-cas-de-refus-dune-residence-alternee-par-le-juge-aux-affaires-familiale Tue, 17 Nov 2020 08:45:47 +0000 https://www.soreau-avocat.fr/?p=2116 Le refus d’une résidence alternée est souvent un moment extrêmement difficile à vivre pour les pères qui l’ont demandé et qui se voient alors en retour souvent accorder de simples droits de visite et d’hébergement dits classiques ( à savoir 1 week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires). Les déconvenues sont parfois très grandes notamment pour ces pères ...

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Le refus d’une résidence alternée est souvent un moment extrêmement difficile à vivre pour les pères qui l’ont demandé et qui se voient alors en retour souvent accorder de simples droits de visite et d’hébergement dits classiques ( à savoir 1 week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires).

Les déconvenues sont parfois très grandes notamment pour ces pères qui depuis la naissance de leur enfant se sont occupés au quotidien de leurs enfants et qui ont des liens très forts avec eux.

Comme dans tout moment difficile, nous recommandons tout d’abord aux pères de ne pas hésiter à se faire accompagner (proches, psychologue, groupe de soutien dans une association de pères). Un père séparé de ses enfants est statistiquement surexposé aux risques de dépression, perte d’emploi, et suicide. Or un père qui va mal, ce n’est à terme jamais bon pour les enfants.

Nous invitons ensuite les pères qui viennent de subir un refus de la résidence alternée à s’inscrire immédiatement dans le temps long. Ce qui n’a pas été obtenu devant le juge aux affaires familiales cette fois pourra être obtenu une autres fois. Nombre de père, qui n’ont pas baissé les bras après un refus finissent par obtenir une résidence alternée.


Examiner l’opportunité de faire appel de la décision de refus de la résidence alternée rendue par le juge aux affaires familiales :


La première chose à faire après un refus consiste à évaluer l’opportunité de faire appel en analysant les motivations qui ont conduit au rejet de la résidence alternée. Si vous avez été assisté par un avocat celui-ci est le mieux placé pour faire cette évaluation mais un regard neuf sur le dossier permet souvent de donner un second souffle à votre dossier et d’améliorer la stratégie. Les avocats spécialisés en droit des pères se sont justement fait une spécialitée d’utiliser les meilleures stratégies. Il est alors important de garder à l’esprit que le délais d’’appel est de 1 mois à compter de sa signification par huissier et/ou notification de la décision par le greffe.

Pour des questions de coûts, de délais, et de jurisprudences des Cours, l’appel n’est pas toujours opportun. Il peut être recommandé lorsque les principaux critères de la résidence alternée sont réunis. C’est notamment le cas lorsque l’âge de l’enfant ne peut servir de « prétexte facile » pour refuser la résidence alternée, et que les domiciles des parents sont proches et n’impliquent aucun temps de trajet anormalement longs pour les enfants (soit entre les domiciles des parents, soit entre les domiciles et l’école).

En tout état de cause, sachez que si vous ne faîte pas appel vous ne pourrez pas ressaisir le Juge aux affaires familiales sans un élément nouveau. Il est généralement vain en effet de ressaisir le juge aux affaires familiales sitôt la décision rendue. Les magistrats vous rappellerons alors invariablement que si vous n’étiez pas satisfait de la dernière décision rendue il convenait de faire appel.

Ajoutons, que compte tenu des délais de la procédure devant la Cour d’appel (souvent plus d’un an), et du coût de la procédure, il est parfois plus opportun de chercher à obtenir un élément nouveau pour ressaisir le juge aux affaires familiales plutôt que de faire appel. Précisons cependant qu’un élément nouveau peut être soutenu aussi devant la Cour d’appel s’il survient pendant la procédure d’appel.


Attendre ou provoquer la survenance d’un élément nouveau après un refus de la résidence alternée :


On doit entendre par élément nouveau, tout élément qui serait susceptible de modifier l’appréciation par le juge de ce qui constitue l’intérêt de l’enfant à bénéficier d’une résidence alternée (voir critères ici).

Si par exemple, motif pris de votre éloignement géographique avec le domicile de la mère la résidence alternée vous a été refusée, vous pouvez, si vous avez déménagé, ressaisir le juge dès que le déménagement a eu lieu. Votre déménagement constitue un élément nouveau et il ne vous en sera pas fait griefs d’avoir de nouveau saisi le juge aux affaires familiales.

En matière de résidence alternée, le fait que l’enfant soit plus âgé que lorsque la dernière décision du juge aux affaires familiales a été rendue peut également être considéré comme un élément nouveau. C’est d’autant plus vrai si la résidence alternée vous a été refusé en raison de l’âge de l’enfant.

Bien entendu il ne s’agit pas de ressaisir le juge quelques mois après la dernière décision. Mais si la décision a été rendue, par exemple, lorsque l’enfant avait 3 ans, vous pouvez ressaisir le juge lorsque celui-ci sera âgé de 5 ans. En la matière, il faut toujours tenir compte des délais d’audiencement et donc parfois anticiper cette nouvelle saisine. En effet, sachez que si vous saisissez le juge aux affaires familiales d’une requête en modification de la résidence de l’enfant en vue d’obtenir la résidence alternée qui vous avez été précédemment refusée, entre le moment où vous allez déposer votre requête au greffe et le moment ou vous aurez une audience, il peut s’écouler 6 à 12 mois selon les juridictions. Dans l’hypothèse où une expertise médico-sociale est ordonnée par le juge il faudra souvent ajouter 6 mois supplémentaires avant qu’une décision ne soit rendue. Il faut donc intégrer ces délais dans la stratégie juridique.

Autre élément nouveau possible, le fait que l’enfant ait atteint l’âge d’être auditionné par le juge (généralement à partir de 10 ans).  Dans nombre de situations l’audition de l’enfant c’est avérée déterminante pour obtenir la résidence alternée.

Enfin, il faut ajouter dans les éléments nouveaux possibles toutes les hypothèses où les effets de la « garde classique » produisent pleinement leurs effets délétères. Échec scolaire de l’enfant, problèmes psychologique, mal-être etc. . Le changement de la résidence de l'enfant en vue d'une résidence alternée passera alors souvent par une expertise/enquête médico-sociale.


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Retrait de l’autorité parentale et droit et devoir de surveillance du père de la scolarité de son enfant : https://www.soreau-avocat.fr/retrait-de-lautorite-parentale-et-droit-et-devoir-de-surveillance-du-pere-de-la-scolarite-de-son-enfant Sat, 07 Nov 2020 09:13:21 +0000 https://www.soreau-avocat.fr/?p=1939 Il arrive que des tribunaux retirent l’autorité parentale aux pères et que certains établissements scolaires en profitent alors pour cesser  de répondre à leurs demandes d’information sur la scolarité de leur enfant. Si l'article 373-2-1 du code civil dispose que « Si l'intérêt de l'enfant le commande, le juge peut confier l'exercice de l'autorité parentale à l'un des deux parents » ce même ...

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Il arrive que des tribunaux retirent l’autorité parentale aux pères et que certains établissements scolaires en profitent alors pour cesser  de répondre à leurs demandes d’information sur la scolarité de leur enfant.

Si l'article 373-2-1 du code civil dispose que « Si l'intérêt de l'enfant le commande, le juge peut confier l'exercice de l'autorité parentale à l'un des deux parents » ce même article dispose, en son dernier alinéa, que « Le parent qui n'a pas l'exercice de l'autorité parentale conserve le droit et le devoir de surveiller l'entretien et l'éducation de l'enfant

En d’autres termes, si l’exercice de l’autorité parentale a été retiré, le père conserve le droit et le devoir de surveiller l’éducation de son enfant tant que ce droit de surveillance n’a pas été lui-même retiré par un juge.

Par ailleurs, en application de l’article 111-4 du code de l’éducation, le père dont l’autorité parentale a été retirée demeure membre de la communauté éducative. A ce titre, sa participation à la vie scolaire de son enfant doit être assurée et rendue effective.

Ainsi que le rappelle la circulaire du Ministère de l’éducation nationale n° 2006-137 du 25 août 2006 relative au rôle et à la place des parents à l’école « la régularité et la qualité des relations construites avec les parents constituent un élément déterminant dans l’accomplissement de la mission confiée au service public de l’éducation » et « l’état à l’obligation de garantir l’action éducative des familles  et doit notamment assurer l’effectivité́ des droits d’information reconnus aux parents d’élèves et à leurs représentants ».

Dans le cadre de sa mission de service public l’établissement scolaire a donc l’obligation, de lui faire parvenir les documents et convocations aux réunions relatifs à la scolarité de l’enfant et de répondre en outre à ses demandes d’information ou de rendez-vous. Sans quoi le droit de surveillance est vidé de toute substance et la responsabilité de l’établissement susceptible d’engagée.

L’établissement doit au minimum lui communiquer copie des bulletins scolaires, les documents relatifs aux absences de l’enfant (durée et motif), les documents relatifs aux sanctions disciplinaires, les documents relatifs à son orientation, et permettre au père un dialogue effectif avec les enseignants.

La seule chose que ne peut exiger un père dont l’autorité parentale a été retirée, c’est d’imposer à l’établissement une décision qui serait contraire à une décision prise par la mère de l’enfant puisque celle-ci a l’autorité parentale exclusive. Il dispose seulement la possibilité de saisir le Juge aux affaires familiales s’il estime qu’une décision prise par la mère est contraire à l’intérêt de l’enfant.

Relevons que si la situation des pères séparés en milieu scolaire s’est considérablement améliorée depuis plusieurs années, certains établissements continuent de sortir de leur devoir de neutralité vis-à-vis des deux parents à l’occasion de conflits familiaux, et cherchent à infliger aux pères une « double peine » en leur retirant leur droit à l’information, leur droit à participer aux réunions et plus généralement leur droit de participer à la vie de la communauté éducative.

Il est possible d’envisager en pareil situation de saisir le Défenseur des droits pour l’informer des problèmes que pose cet établissement ou l’Académie scolaire en cause, et le cas échéant, il est possible d’envisager un recours administratif pour excès de pouvoir.

Toutefois, il est recommandé de tenter dans un premier temps une démarche amiable avec l’établissement scolaire. Le personnel éducatif est de manière générale sensibilisé au fait que l’investissement des deux parents dans la scolarité de leur enfant est un élément déterminant de sa réussite scolaire. Il est généralement sensible à l’intérêt qu’un père porte à la scolarité de son enfant et souvent essaye d’organiser au mieux son information afin que son  droit et devoir de surveillance ne soit pas privé d’effectivité.

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Droit des pères : Réforme du congé paternité https://www.soreau-avocat.fr/droit-des-peres-reforme-du-conge-paternite Sat, 07 Nov 2020 07:40:34 +0000 https://www.soreau-avocat.fr/?p=1925 L’Assemblée nationale a voté à la quasi unanimité vendredi le doublement du congé paternité passant  de 14 à 28 jours, dont sept jours obligatoires. Instauré en Janvier 2002, le congé paternité est pris par moins de 7 pères sur 10 ( Selon un rapport de l'IGAS le congé paternité est essentiellement pris par des fonctionnaires (88%) et salariés en CDI (80%) ...

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L’Assemblée nationale a voté à la quasi unanimité vendredi le doublement du congé paternité passant  de 14 à 28 jours, dont sept jours obligatoires.

Instauré en Janvier 2002, le congé paternité est pris par moins de 7 pères sur 10 ( Selon un rapport de l'IGAS le congé paternité est essentiellement pris par des fonctionnaires (88%) et salariés en CDI (80%) alors que moins de 50 % des pères en CDD  y ont recours. C'est la raison pour laquelle le doublement du congé paternité est accompagné d'une mesure visant à le rendre obligatoire durant 7 jours ce qui devrait permettre aux pères avec un contrat précaire de plus facilement bénéficier de cette mesure puisque l'employeur ne pourra plus s'y opposer.

Cette réforme mérite d'être saluée. C'est une reconnaissance sociétale de la place du père dès les premiers jours de leur enfant et par extension de l'importance du rôle du père. C'est donc une avancée pour le droit des pères. Elle devrait permettre de faire bouger les mentalités ( même si le chemin est long) notamment en matière de justice familiale où la place du père n'est que très peu reconnue pour les enfants de moins de 3 ans.

Cette reforme reste néanmoins timide par rapport à d'autres pays en pointe sur le congé parternité.

Ainsi, en Finlande les pères peuvent bénéficier de 9 semaines de congés, rémunérées à hauteur de 70% de leur salaire et en 2021 disposeront comme les mères finlandaises de la faculté de prendre jusqu'à 7 mois de congé paternité. En Suède, les parents disposent chacun de 2 mois de congés obligatoires et peuvent se répartir onze mois supplémentaires. Au Portugal les pères disposent de 5 semaines de congé paternité et peuvent se répartir 150 jours avec la mère. En Espagne le congé paternité est de 16 semaines.

Relevons que la commission Cyrulnik sur les 1000 premiers jours de l'enfant, préconisait de porter le congé paternité à 9 semaines. La commission pointait que "Plus le congé paternité est long, plus la sensibilité du père/ second parent à l’enfant est grande. Le congé de paternité renforce la relation père-enfant. Un congé réservé au père de quelques semaines seulement entraîne déjà une plus grande participation du père aux soins et à l’éveil de son enfant.199Une étude allemande montre que les pères qui bénéficient d’un congé de huit semaines renforcent davantage leur relation avec leur enfant à long terme, ce lien plus construit étant jugé très précieux par les pères". Mieux encore le rapport mettait en évidence que congé paternité favorise également la coparentalité".

La réforme du congé paternité entrera en vigueur le 1 juillet 2021.

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Jurisprudence résidence alternée : Cour d’appel de Versailles 9 février 2017 https://www.soreau-avocat.fr/jurisprudence-residence-alternee-cour-appel-de-versailles-9-fevrier-2017 Mon, 14 Sep 2020 07:30:00 +0000 https://www.soreau-avocat.fr/?p=2645 CA Versailles, 2e ch. 1re sect., arrêt du 9 février 2017 (..) FAITS ET PROCÉDURE Des relations entre Monsieur et Madame sont issus deux enfants : – X, né le XXX, XXX, — Y, né le XXX, XXX. Par requête du 5 avril 2016, Madame a saisi le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de NANTERRE d’une ...

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CA Versailles, 2e ch. 1re sect., arrêt du 9 février 2017


(..)

FAITS ET PROCÉDURE

Des relations entre Monsieur et Madame sont issus deux enfants :

– X, né le XXX, XXX,

— Y, né le XXX, XXX.

Par requête du 5 avril 2016, Madame a saisi le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de NANTERRE d’une demande relative aux mesures concernant les enfants communs.

Par jugement du 14 novembre 2016, saisi le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de NANTERRE a, notamment :

— constaté que Madame et Monsieur exercent en commun l’autorité parentale sur les enfants ;

— fixé la résidence des enfants au domicile de Madame ;

— fixé le droit de visite et d’hébergement de Monsieur comme suit :

* hors vacances scolaires : les semaines paires dans l’ordre du calendrier, du mercredi soir 17h au lundi rentrée des classes, avec extension au jour férié qui précède ou qui suit,

* pendant les vacances scolaires : la première moitié des vacances scolaires les années impaires, la seconde moitié les années paires, et par quinzaine l’été, à charge pour le père d’aller chercher ou faire chercher les enfants à l’école ou au domicile de l’autre parent et de les y ramener ou faire ramener par une personne de confiance ;

— fixé à 700 euros par mois et par enfant, soit au total la somme de 1.400 euros la contribution que doit verser le père à la mère pour l’entretien et l’éducation des enfants ;

— condamné le père au paiement de ladite pension ;

— dit que les dépens seront partagés par moitié entre les parties.

Par déclaration du 6 décembre 2016, Monsieur a formé un appel de portée générale contre cette décision.

Par acte du 21 décembre 2016, Monsieur a assigné à jour fixe Madame devant la cour.

Au terme de ses dernières conclusions du 09 janvier 2017, il demande à la cour de :

— le déclarer recevable et bien fondé en son appel ;

— y faisant droit, infirmer dans toutes ses dispositions le jugement du 14 novembre 2016 ;

— statuant à nouveau, à titre principal, fixer la résidence habituelle des enfants X et Y aux domiciles de leurs parents en alternance ;

— dire qu’il n’y a pas lieu à versement par lui d’une contribution à l’entretien et l’éducation des enfants entre les mains de Madame ;

— à titre subsidiaire, fixer la contribution dont il est débiteur au titre de l’entretien et l’éducation des enfants à la somme de 200 euros par mois et par enfant, soit la somme totale de 400 euros par mois ; – en tout état de cause, condamner Madame à lui verser la somme de 5.000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;

— condamner Madame aux entiers dépens.

Par conclusions du 10 janvier 2017, Madame demande à la cour de :

— rejeter les pièces X à X de son adversaire,

— confirmer le jugement en ce qu’il a fixé la résidence des enfants à son domicile, fixé le droit de visite et d’hébergement du père ainsi que sa contribution à l’entretien et l’éducation des enfants,

— condamner Monsieur à lui verser la somme de 6.000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile,

— le condamner aux dépens.

Pour un exposé plus détaillé des faits, de la procédure, des moyens et prétentions des parties, la cour renvoie

expressément à la décision déférée ainsi qu’aux écritures déposées et développées à l’audience.

SUR CE, LA COUR

(..)

Sur le mode de résidence des enfants :

Considérant qu’il est constant que suite à leur séparation, les parents sont convenus de mettre en place une résidence alternée d’abord inégalitaire sur un mode mensuel de 20 jours chez la mère et 10 jours chez le père, puis, à compter de mars 2015 sur un mode égalitaire hebdomadaire ;

Considérant que pour modifier cette pratique égalitaire et revenir à un mode inégalitaire en accordant au père un droit de visite et d’hébergement pendant les périodes scolaires chaque semaine paire du mercredi 17 heures au lundi matin rentrée des classes, le premier juge a retenu d’une part que Monsieur s’absentait pour son travail lors de ses semaines de garde ou qu’il préférait laisser les enfants malades à leur mère quand il devait les accueillir , d’autre part qu’il semblait que ses demandes de changement étaient fréquentes et plaçaient la mère en difficulté pour s’organiser ;

Considérant qu’il résulte de l’article 373-2-6 du code civil que le juge doit veiller spécialement à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs ;

Que l’article 373-2-9 du même code prévoit que la résidence des enfants peut être fixée en alternance au domicile de chacun de ses parents ou au domicile de l’un d’eux ;

Que l’alternance est un système simple, prévisible, qui permet aux enfants comme aux parents de se projeter dans l’avenir et de construire des projets fiables ; qu’elle est de nature à réduire les conflits liés à l’exercice d’un droit de visite et d’hébergement et aux modifications qu’un tel système engendre ; qu’elle permet aux enfants de prendre appui de façon équilibrée sur chacun des parents et de bénéficier plus équitablement de leurs apports respectifs de nature différente mais complémentaires, la mère dans le champ de la protection émotive, le père de la loi structurante ;

Considérant en l’espèce que l’attachement de chaque parent envers les enfants n’est pas discuté ; qu’ils offrent chacun des capacités éducatives même s’ils n’ont pas les mêmes méthodes, aucun ne pouvant prétendre faire mieux que l’autre mais chacun faisant différemment ;

Considérant que les parents ont instauré un système d’alternance depuis leur séparation d’abord inégalitaire puis égalitaire ; qu’aucun d’eux n’allègue que ce mode de résidence soit la source d’un mal-être palpable chez les enfants justifiant de bouleverser leurs habitudes quotidiennes et leurs repères ;

Qu’ainsi, il résulte des bilans scolaires de février et juin 2016 ou encore du premier trimestre 2016/2017 produits par Monsieur que l’Enfant produit un travail satisfaisant et ne pose aucune difficulté dans le milieu scolaire ; que de très nombreuses attestations établissent que les deux enfants sont épanouis avec chacun de leurs parents auxquels il sont très attachés ;

Considérant que s’il n’est pas contestable que Monsieur effectue dans le cadre de son travail des déplacements à l’étranger qui justifient des aménagements de son temps de garde, ces déplacements qui restent limités selon les attestations versées aux débats ne remettent pas en cause son investissement auprès des enfants et ne le disqualifient pas en tant qu’éducateur ;

Qu’en outre, les parents peuvent l’un et l’autre, en raison de leurs contraintes professionnelles, avoir recours à des aides extérieures pour être secondés dans leurs tâches éducatives comme c’est le cas de nombreux parents qui travaillent ; que Monsieur peut ainsi compter sur son épouse dont les rapports avec les enfants sont de bonne qualité comme en témoigne l’assistante maternelle (pièce 14) comme Madame qui peut compter sur son compagnon ;

Considérant que si les deux parents peuvent éprouver des difficultés dans leurs relations en s’ingéniant à compliquer un système d’alternance pourtant simple, ils n’en communiquent pas moins même s’il apparaît essentiel qu’ils se recentrent plus sur l’intérêt de leurs enfants que sur la satisfaction d’intérêts personnels ; que les difficultés relatives à l’exercice de la co- parentalité évoquées par Madame ne sont pas de nature à disparaître davantage dans le système mis en place par le premier juge que dans une alternance égalitaire ;

Qu’ainsi, à défaut de démontrer que l’intérêt des enfants commande de modifier la pratique mise en place par les parents depuis mars 2015, le jugement qui a rompu cette pratique doit être réformé et une alternance égalitaire remise en place à compter du présent arrêt selon un rythme hebdomadaire, la transition s’effectuant le vendredi à 18 heures 30 afin d’éviter aux enfants d’avoir à préparer leurs affaires dès le jeudi soir et de leur permettre de les préparer entre la sortie de l’école et leur départ ; que chaque parent devra aller chercher ou faire chercher les enfants au domicile de celui dont la garde s’achève ;

(..)

PAR CES MOTIFS

Statuant par arrêt CONTRADICTOIRE, en dernier ressort et après débats en chambre du conseil ;

CONFIRME le jugement en ce qu’il a constaté l’exercice conjoint de l’autorité parentale et en ce qu’il a réparti les périodes de vacances scolaires des enfants entre les parents,

Le RÉFORME pour le surplus, STATUANT à nouveau ;

FIXE à compter de la signification du présent arrêt, la résidence des deux enfants pendant les périodes scolaires en alternance au domicile de chacun de leurs parents, les semaines paires du calendrier chez leur père, les semaines impaires chez leur mère, la transition s’effectuant le vendredi à 18 heures 30, chaque parent devant venir chercher ou faire chercher les enfants au domicile de celui dont la période de garde s’achève,

DIT que par dérogation, les enfants passeront la fête des mères avec leur mère et la fête des pères avec leur père,

FIXE à 200 euros le montant de la contribution mensuelle du père à l’entretien et l’éducation de chaque enfant et CONDAMNE Monsieur en tant que de besoin à payer cette somme à Madame à compter de la signification du présent arrêt,

DIT que cette pension sera réévaluée le 1er février de chaque année par le débiteur et pour la première fois

(..)

DIT que cette contribution sera due au-delà de la majorité ou jusqu’à la fin des études poursuivies par l’enfant dont il devra être justifié chaque année ou jusqu’à ce que l’enfant exerce une activité rémunérée non occasionnelle lui permettant de subvenir lui-même à ses besoins ;

DIT que chacune des parties conservera la charge de ses propres dépens d’appel,

REJETTE toute autre demande des parties,

Arrêt prononcé par mise à disposition au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile,

signé par Xavier RAGUIN, président, et par N. B, greffier, auquel le magistrat signataire a rendu la minute,

LE GREFFIER LE PRÉSIDENT

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Droit des pères et accouchement sous X https://www.soreau-avocat.fr/droit-des-peres-et-accouchement-sous-x Wed, 08 Apr 2020 15:21:45 +0000 https://www.soreau-avocat.fr/?p=1764 Lorsqu'une mère fait le choix "d'accoucher sous X", c'est à dire qu'elle demande le secret de son accouchement, le père qui souhaite établir une filiation avec son enfant, en vue de pouvoir le récupérer, s'engage dans un véritable parcours du combattant et une course contre la montre avec les services de l'état. Le père doit en effet réussir à établir ...

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Lorsqu'une mère fait le choix "d'accoucher sous X", c'est à dire qu'elle demande le secret de son accouchement, le père qui souhaite établir une filiation avec son enfant, en vue de pouvoir le récupérer, s'engage dans un véritable parcours du combattant et une course contre la montre avec les services de l'état. Le père doit en effet réussir à établir sa filiation et se faire restituer l'enfant avant que ce dernier ne soit placé en vue de son adoption.

En effet, l'article 352 a. 1 du code civil dispose que le placement de l'enfant en vue de l'adoption fait non seulement  obstacle à toute restitution de l'enfant au père (et à la mère), mais en plus fait échec à toute déclaration de filiation et à toute reconnaissance de paternité.

Or, en vertu de l'article 351 du code civil, lorsque la filiation avec l'enfant n'a pas été établie, le placement en vue de l'adoption peut intervenir dès le début du troisième mois à partir du moment ou l'enfant a été remis aux services de l'état. 

Le père dispose donc d'un délai très court de deux mois, pour identifier et localiser l'enfant (il doit pour cela généralement saisir le procureur de la république), le reconnaitre puis demander sa restitution.

Notons que ce délais est d'autant plus court que le père ne connait généralement même pas la date de l'accouchement de façon certaine et que dans l'hypothèse d'un enfant né prématuré les délais peuvent courir contre le père sans même qu'il le sache. Parfois, le lieu de l'accouchement est inconnu et la recherche de l'enfant rendue d'autant plus difficile.

Si le père échoue, l'enfant sera alors adopté par des tiers.  Et, alors même qu'il a localisé et identifié son enfant, le père ne pourra plus rien faire pour établir sa filiation et donc par extension vivre avec son enfant.

A l'évidence, la combinaison des articles 351 et 352 du code civil, en raison notamment du délai manifestement trop court, porte atteinte par ses conséquences terribles au droit du père et au droit de l'enfant de mener ensemble une vie familiale.

Elle porte atteinte à l'intérêt de l'enfant qui commande qu'il puisse  vivre prioritairement avec son père biologique et ce même si sa mère a décidé de l'abandonner pour le remettre aux services de l'état. Et l'on ne peut qu'être interpellé par l'attitude des services de l'état et des familles adoptantes, qui informés des démarches du père, continuent néanmoins le processus d'adoption.

A l'occasion d'une affaire où un père, en raison du placement de l'enfant dans une famille n'a pu faire obstacle à son adoption ni même établir sa filiation, la Cour de cassation a reconnu que les dispositions des articles 351 et 352 du code civil n'avaient pas déjà été déclarées conformes à la Constitution et que la question prioritaire de constitutionnalité posé par le père devait être reconnu comme ayant un  caractère sérieux en ce qu'elle invoque une atteinte aux droits et libertés garantis par le Préambule de la Constitution et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789.

Il faudra donc attendre la décision du Conseil constitutionnel pour voir préciser les droits des pères face à un accouchement sous X de la mère. Décision particulièrement attendue, en cette période, où le père biologique tant a être "assimilé" au plan juridique de plus en plus au rang de simple géniteur au profit de d'une notion de "parentalité purement sociale" sans lien biologique avec l'enfant.

Décision de la Cour de cassation : Cass. civ. 1ch. 20 novembre 2019 -
n° de pourvoi: 19-15921

 





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Les erreurs que commettent les pères pour la garde de leurs enfants https://www.soreau-avocat.fr/les-erreurs-que-commettent-les-peres-pour-la-garde-de-leurs-enfants Mon, 30 Mar 2020 12:34:05 +0000 https://www.soreau-avocat.fr/?p=1734 Sous-estimer l'impact émotionnel d'une séparation  :  Lors d'une séparation contentieuse, les pères sont sur-exposés à ne plus voir désormais leur enfant qu'un temps limité à 1 week-end sur 2 et pour certains d'entre eux, à devoir quitter le domicile familial sans véritable solution d'hébergement satisfaisante. L'une des premières erreurs à ne pas commettre est de sous-estimer l'impact psychologique que cela ...

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Sous-estimer l'impact émotionnel d'une séparation  :

 

Lors d'une séparation contentieuse, les pères sont sur-exposés à ne plus voir désormais leur enfant qu'un temps limité à 1 week-end sur 2 et pour certains d'entre eux, à devoir quitter le domicile familial sans véritable solution d'hébergement satisfaisante.

L'une des premières erreurs à ne pas commettre est de sous-estimer l'impact psychologique que cela peut avoir et notamment le stress que cela peut produire avec tous les effets à long terme. On sait par exemple que les pères séparés de leurs enfants sont également sur-exposés au risque de suicide, aux dépressions, aux conduites à risques (addictions en tout genre) et pertes d'emploi. 

La première chose à faire est donc de garder la "tête froide" et d'éviter les réactions à chaud. La peur excessive et la colère, ici comme ailleurs peuvent être mauvaises conseillères. Il faut donc avant tout chose éviter de sur-réagir et de prendre de mauvaises décisions.

Parmi les conseils qui peuvent être donnés, il ne faut pas hésiter à parler des problèmes rencontrés à son entourage. Les séparations affectent beaucoup de familles et de manière générale les personnes savent se montrer compréhensives car il n'est pas rare qu'elles aient un proche (père, frère, amis) qui soit passé par cette épreuve.

Il ne faut pas hésiter a en parler, par exemple, à son employeur qui sera alors plus compréhensif durant cette période difficile à traverser. L'une des pires choses qui pourrait vous arriver serait en plus de perdre votre emploi (la séparation étant un facteur de risque).

La famille et les amis sont bien entendu un soutien qu'il faut rechercher mais il ne faut pas hésiter non plus à s'entourer de professionnels (psychologues, médecins) et ce même si à première vue vous semblez en mesure de faire face. N'oubliez pas que pour certains pères, le contre-coup arrive plusieurs années après la séparation. 

 

Partir du principe que vous ne pouvez pas obtenir autre chose qu'une garde dite classique



Selon une étude du ministère de la justice, 76 % des pères déposent devant le juge une demande qui ne correspond pas à ce qu'ils souhaitent réellement. "Seuls 25% des divorcés qui estiment que la résidence des enfants devrait en principe être alternée en font effectivement la demande" .

Si il est vrai que si la mère s'oppose à la résidence alternée, les choses sont singulièrement plus compliquées pour les pères, il convient de ne pas perdre de vue que seuls les pères qui demandent une résidence alternée prennent le risque de l'obtenir.

Et si la France fait encore figure de mauvais élève en matière de résidence alternée comparativement à de nombreux autres pays, la résidence alternée progresse lentement et les chances de l'obtenir n'ont jamais été aussi bonnes.

En d'autres termes, il faut suivre en la matière l'adage "Qui ne tente rien, n'a rien" et ne pas hésiter à demander la résidence alternée (voir dans certains cas que la résidence de l'enfant soit fixée chez vous, si vous estimez que cela va dans l'intérêt de vos enfants, en présence d'une mère maltraitante par exemple).

Si vous baissez les bras et laissez passer le temps, il sera beaucoup plus difficile ensuite d'obtenir une résidence alternée. Les chances d'obtenir une résidence alternée, sauf cas particulier des enfants en très bas âges, sont optimales au moment de la séparation.

De la même manière, si vous ne pouvez pas mettre en place une résidence alternée égalitaire, cela ne veut pas dire que vous n'avez d'autres choix que la garde dite classique. Il existe des modes de garde à mi-chemin, on parle alors de droit de visite étendus et qui permettent de maintenir au mieux les relations avec vos enfants.

 

Ne pas connaître les principes qui gouvernent la fixation de la résidence de l'enfant :


A moins qu'elle ne soit conventionnelle (e.g accord des parents sans recours à un juge ou uniquement recours à un juge à des fins d'homologation), la fixation de la résidence de l'enfant est un processus judiciaire qui va se dérouler selon une procédure et des règles de droits qu'il vaut mieux connaître au plus vite afin de ne pas commettre d'erreurs.

Le premier écueil est de ne pas s'inquiéter des délais. Beaucoup de pères tardent à prendre conseil auprès d'un avocat et ne préparent pas leur dossier sérieusement ou doivent le faire dans la précipitation. Le meilleur conseil est donc de réagir immédiatement. D'autant que la mère, souvent à l'origine de la demande judiciaire, à généralement, de ce fait, un temps d'avance. Choisir un avocat avec lequel vous allez pouvoir travailler en confiance peut prendre du temps et plus tôt ce professionnel sera missionné plus il disposera de temps pour assurer votre défense.

Le deuxième écueil est de confondre "causes du divorce ou causes de la séparation" et "fixation de la résidence de l'enfant". Sauf cas très particuliers (violences conjugales notamment) le juge aux affaires familiales lorsqu'il doit se prononcer sur la résidence de l'enfant n'a que faire des causes de la séparation.

Il n'est pas là pour dire si l'un ou l'autre des parents est fautif mais pour déterminer quel mode de résidence est dans l'intérêt de l'enfant. Et pour cela le juge aux affaires familial dispose d'une "grille" d'évaluation qui tient compte notamment de l'existence des pratiques antérieures suivies par les parents, des conditions matérielles d'accueil de l'enfant, des capacités éducatives de chacun des parents , de l'âge de l'enfant ou de son souhait, des disponibilités de chacun des parents, de l'investissement passé dans l'éducation, etc. . C'est sur ces critères que doivent être portés les efforts pour ne pas mener de mauvais combats.

De manière générale le conseil à retenir, c'est que les accusations portées "contre la mère" sont généralement contre-productives et que l'effort doit avant tout être porté sur l'intérêt de l'enfant et la démonstration que vous êtes un bon père. Si la mère use de cette stratégie ne tombez pas dans ce piège car vous risqueriez alors de passer plus de temps à vous défendre qu'a défendre l'intérêt de vos enfants. Au surplus, entretenir le conflit ne permet pas de se projeter dans la coparentalité et pose plus de problème qu'il n'en résout. 



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Droit des pères – Covid-19 (coronavirus) – confinement – droit de visite – déplacement garde enfant https://www.soreau-avocat.fr/droit-des-peres-covid-19-coronavirus-confinem-garde-enfant Tue, 24 Mar 2020 10:35:50 +0000 https://www.soreau-avocat.fr/?p=1658   Les jugements fixant la résidence de l'enfant et les droits de visites et d'hébergement restent applicables durant la période d'état d'urgence sanitaire et notamment durant la période de confinement liée au coronavirus (covid-19). En d'autres termes, le confinement ne supprime ou ne suspend pas le droit des pères à voir leurs enfants. Les déplacements rendus nécessaires pour les passages ...

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Les jugements fixant la résidence de l'enfant et les droits de visites et d'hébergement restent applicables durant la période d'état d'urgence sanitaire et notamment durant la période de confinement liée au coronavirus (covid-19). En d'autres termes, le confinement ne supprime ou ne suspend pas le droit des pères à voir leurs enfants.

Les déplacements rendus nécessaires pour les passages des enfants d'un domicile à l'autre sont d'ailleurs prévus à l'article 1 4° du décret n° 2020-260 du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus covid-19. Le décret prévoit en effet comme dérogation possible au confinement les déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance des personnes vulnérables ou pour la garde d'enfants.

A l'occasion d'un déplacement lié à un changement de résidence des enfants ou lié à l'exercice d'un droit de visite, il convient donc viser dans votre attestation le "motif familial impérieux,  pour la garde d'enfants" et nous vous recommandons de vous munir du jugement, et le cas échéant du livret de famille.

Il est impératif qu'en cette période, lorsque la garde est transférée, que le carnet de santé suive l'enfant et que les parents fassent un efforts pour informer l'autre parent de l'état de santé de l'enfant voir de leur propre état de santé. Il est rappelé que les décisions médicales liés à l'enfant relévent de l'autorité parentale et que les parents doivent s'informer en temps utile et que, sauf exception ou urgence, les décisions médicales se prennent à deux.

Bien évidement, à coté des considérations purement juridiques se posent très rapidement des questions sanitaires notamment si l'un des parents (voir l'enfant) est positif au coronavirus. Dans ce cas, le non respect du jugement pourrait être considéré comme légitime et dans l'intérêt de l'enfant. De fait, il s'agit de ne pas de remettre un enfant non porteur du Covid-19 à un parent positif, pas plus qu'il n'apparaît comme opportun de prendre le risque de contaminer l'autre parent par l'intermédiaire de l'enfant (l'aide de l'autre parent pourra être précieuse si il y a hospitalisation).

Il appartient aux deux parents en cette période de pandémie d'agir de façon responsable et de faire preuve de souplesse et d'adaptabilité (rassurer l'autre parent sur le fait que le temps perdu sera rattrapé, favoriser les échanges téléphones et en visio-conférences pour maintenir les liens parent-enfant, rassurer l'autre parent qui peut être légitimement anxieux pour ses enfants, tenir compte des surcoûts soit pour augmenter ou diminuer, avec l'accord de l'autre parent, la pension alimentaire).

En cette période, sauf cas particuliers, qui doivent être appréciés au cas par cas, il ne nous apparaît pas opportun de déposer des plaintes et mains-courrantes en cas de non présentation. D'une part, car les services de polices, ne les intruiront probablement pas vu le contexte et d'autre part car cela pourrait révéler, dans certains cas, un comportement irresponsable et procédurier.

 

 

 

 


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